Share

PwdByEddie

Partager

Son nom basque est Baiona. Son nom gascon est également Baiona, prononcé bayoune.

Le gentilé est Bayonnais (Baionés en gascon, ou Baionar en basque).

Proche de la frontière nord de l'Espagne, Bayonne est située au confluent de l'Adour et de la Nive. La ville détient un port actif et sûr, et elle est le principal foyer actif du Pays basque français. Son ancien nom est Lapurdum (nom du camp romain qui se tenait sur l'emplacement de la ville), qui a donné son nom à la province du Labourd. La ville est le siège à partir du XIe siècle de l'évêché de Bajonencis issu partiellement du découpage de l'Aquencis. Au IVe siècle, la ville est un cantonnement militaire de la cohorte de Novempopulanie. Le nom de Baiona n'apparaît qu'au début du XIIe siècle[1].

Devise

Sa devise est nunquam polluta (jamais souillée), en référence aux nombreuses tentatives infructueuses de prise de la ville au cours des siècles avec pas moins de 14 sièges.

Situation

Bayonne est située à la frontière occidentale entre Pays basque et Gascogne, elle occupe donc un territoire marqué par un relief plat à l'ouest et au nord (zone de la forêt landaise), tendant à s'élever légèrement en allant vers le sud et l'est, c'est-à-dire vers la zone pyrénéenne basque.

rue port neuf bayonne                                  cathedrale bayonne

Langues
Panneau trilingue sur le pont Marengo

Bayonne a parlé le gascon du Moyen Âge au début du XXe siècle, et on le trouve usité dans tous les textes officiels médiévaux de la ville.

Lors de la création des départements, Bayonne a été incluse dans un département hybride : les Basses-Pyrénées (devenues Pyrénées-Atlantiques le 10 octobre 1969). Ce département est formé de la réunion du Béarn, des provinces basques de Soule, de Labourd et de Basse-Navarre, et d'une mince frange gasconne suivant le cours inférieur de l'Adour, ceci malgré l'opposition des membres du biltzar du Labourd (de population rurale), qui avaient déjà refusé que Bayonne (population bourgeoise) votât avec eux pour l'élection des représentants aux États généraux.

En faisant de Bayonne le chef-lieu d'un des cinq arrondissements du département nouvellement créé (les quatre autres étant ceux de Pau, d'Orthez, d'Oloron et de Mauléon), la Révolution transforma Bayonne en un centre urbain primordial pour le Pays basque intérieur, qui en fit sa capitale. Auparavant, les Labourdins et les Navarrais voyaient Bayonne comme une ville portuaire de débouchés pour leurs productions, et se rendaient occasionnellement dans cette cité marchande qui avait été détachée du Labourd par Richard Cœur de Lion en 1177.

La langue basque se développa alors plus significativement à Bayonne, avec l'arrivée de Basques venus de l'intérieur et même du Pays basque d'Espagne. Elle cohabita longtemps avec l'autre langue vernaculaire de la ville, le gascon dit « maritime », utilisé depuis le Moyen Âge. Ce gascon est apparu par un mélange de vocabulaire et de syntaxe du bas-latin avec un substrat basque. Il fut langue officielle, on ne sera donc pas étonné si la toponymie bayonnaise rappelle encore cette époque et cette tradition linguistique où Bayonne parlait officiellement gascon : le pont Mayou, la rue Pannecau, la rue des Graouillats, la rue Pusterle, la rue Passemillon, la rue Gosse, la rue de l'Abesque, le passage des Menouns, sans compter les rues dont les noms anciennement gascons ou basques gasconnisés furent francisés ou modifiés (rue Charcutière, rue Poissonnerie…).

Avec l'inclusion dans le département des Basses-Pyrénées, Bayonne retrouva son passé vascon, c'est-à-dire basque latinisé ou romanisé, dont la conquête romaine, puis franque, puis navarraise, anglaise et enfin française l'avaient peu à peu éloignée. Mais, Bayonne tourna de ce fait le dos à la Gascogne à laquelle elle s'était parfois identifiée, et avec laquelle elle s'était construite et donnée une partie de son visage actuel. La francisation grandissante au XXe siècle scella le sort du gascon à Bayonne qui n'est guère plus compris ou parlé que par une frange assez mince de la population. La même francisation fut sur le point d'y parvenir avec l'euskara, préservé par l'action déterminée de collectifs de défense de la langue et de la culture basques. Il n'en reste pas moins, même si la particularité gasconne disparaît très vite que Bayonne est encore une ville à double culture mais que sa situation géographique (coincée entre Pays basque et Gascogne) historique, linguistique et sociale (vasconne, puis gasconne et basque depuis le Moyen Âge (avec le retour plus massif d'une population basque à partir de la fin du XVIIIe siècle) ne saurait démentir : les drapeaux gascon et basque continuent ainsi de flotter côte à côte sur la façade de l'hôtel de ville. Des panneaux de signalisation trilingues (français/basque/gascon) sont visibles dans la commune.

"Bayonne… place forte frontalière, port maritime et fluvial, ville épiscopale et religieuse d’un diocèse de population en majorité basque, ville de tradition et de langue gasconnes… ". selon Pierre Hourmat, professeur d'histoire.

"Bayonne est la capitale d’une région, le bas-Adour, avec les trois "provinces" basques et une partie de la Gascogne ; ....". Eugène Goyhenèche, historien du Pays basque

Il y avait en 2001, 8.8% de bilingues actifs et 8.3% de bilingues passifs dans la Communauté d'agglomération de Bayonne-Anglet-Biarritz[17].

 

Festivités

Fêtes de Bayonne

Histoire des fêtes
Les fêtes de Bayonne (qui s'appelaient à l'époque « grandes fêtes d'été ») ont eu lieu pour la première fois en 1932 inspirées des fêtes de Pampelune (sanfermines, fêtes de San Fermin).

En 2005, un record (nouveau record du monde) a été battu avec un paquito chocolatero long de 1400 m et 4000 personnes.
En 2006, ce record a été battu avec 5100 personnes pour une longueur de 1 700 mètres.
En 2007, ce record a de nouveau été battu avec 6000 personnes pour une longueur de 2000 mètres.
En 2008, ce record a de nouveau battu avec 7764 personnes pour la longueur de 2 588 mètres.
Depuis quelques années, une affluence record dépassant le million de personnes en 5 jours est enregistrée. Cela place cet événement parmi les plus importantes fêtes au monde, en terme d'affluence.

Couleurs
Pendant la période des fêtes, deux couleurs sont prédominantes : le blanc et le rouge. La tenue officielle est le blanc avec le foulard rouge et la ceinture rouge.
Mais les couleurs de la tenue ont évolué depuis l'origine. Lors des premières fêtes, en 1932, les couleurs étaient le bleu et le blanc (le bleu venait du bleu de travail des ouvriers). Ce bleu fut ensuite remplacé par le rouge, à l'instar des fêtes de Pampelune, les Sanfermines, où le rouge et le blanc sont les couleurs officielles. Une polémique continue de nos jours, une minorité préférant les bleu et blanc originels (qui peuvent se rapporter aussi aux couleurs du club omnisports le plus important de la ville, l'Aviron bayonnais). On peut aussi trouver du vert, une autre des couleurs du drapeau basque.

Déroulement
Tout d'abord, les fêtes de Bayonne s'étalent depuis quelques années sur cinq jours : du premier mercredi d'août jusqu'au dimanche suivant. Tout ce qu'il y a de meilleur dans la tradition basco-gasconne y est représenté : pelote, musiques et danses ; corridas, courses de vachettes (dont une fictive pour les enfants), défilés de chars, bandas, concerts, bals, toros de fuego, feux d'artifice animent les fêtes.
La marionnette du Roi Léon, veille attentivement sur ses ouailles durant toutes les fêtes.
Héros d'une bande dessinée de Jean Duverdier, ce personnage est inspiré d'une figure de la vie bayonnaise, Léon Dachary (Raphaël Dachary à l'état civil), réputé à l'époque pour ses frasques.
C'est lui qui lance les fêtes en jetant, du balcon de la mairie, les fameuses clés de la ville, avec une personnalité invitée : Luis Mariano, Johnny Hallyday en 1960, Zazie, Jean-Jacques Goldman (2002), Francis Cabrel, Guy Forget, Tony Estanguet en (2005), Anne-Sophie Lapix, Jules-Edouard Moustic et Eric Bayle en 2006, Hélène Ségara, Bernard Lavilliers, certains membres de l'équipe des Girondins de Bordeaux comme Lilian Laslandes, Élie Baup et François Grenet ainsi que des membres de l'Aviron bayonnais Rugby Pro. En 2007 Yannick Noah a eu l'honneur de jeter des clés du balcon de la mairie accompagné de Mathieu Crépel et de Richard Dourthe.

fetes de bayonne


Autres événements:
Festival La Ruée au Jazz , précédé historiquement par Jazz aux remparts

Corridas : durant tout l'été, la temporada bat son plein. C'est l'un des plus hauts lieux de la tauromachie en France, puisque Bayonne est la plus ancienne ville taurine de France. Un arrêté municipal réglementant l'encierro date de 1283 : vaches, bœufs et taureaux sont lâchés dans les rues de la ville. Les arènes actuelles, inaugurées en 1893, sont les plus grandes du Sud-Ouest (plus de 10 000 places). Environ 12 corridas y sont proposées chaque année, attirant les plus grands noms de la tauromachie. Durant la dernière corrida de 2006, six oreilles et une queue ont été décernées.
Tout l'été, plusieurs novilladas ont également lieu.

Mis à jour ( Lundi, 06 Juillet 2009 20:29 )