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Le Xing Yi Quan (形意拳 pinyin : Xíng yì quán; Wade-Giles : Hsing I Ch'üan) se traduit par la boxe de la forme et de l'intention (ou le « poing de la forme et de l'esprit »). C'est une boxe chinoise interne inspirée par la philosophie taoïste.

Xing = Forme / Yi = Intention, esprit / Quan = poing, Boxe

Les Branches 

Le Xing Yi Quan se divise en trois grandes branches régionales : le Xing Yi Quan du Shanxi, dit orthodoxe, le Xing Yi Quan du Henan ou Xing yi liu he quan (boxe du cœur des six harmonies) et le xing yi quan du Hebei. À cela s'ajoute des formes claniques parfois rattachées aux courants majeurs mais qui s'en differencient subtilement. Les études les plus sérieuses font remonter la création initiale du le xing yi quan à Ji Jike (Ji Longfeng), même si la paternité mythologique du style est attribuée à Yue Fei, un général connu dans l'histoire chinoise ayant vécu sous la dynastie Song (XIIe siècle). Certains rattachent le style à une excroissance de Shaolin, en raison d'une méthode appelée xingyi ba et qui aurait été pratiquée au sein de la partie interne de Shaolin (Shaolin nei pai).

Le xingyi quan se caractérise par des mouvements explosifs percutants liés à des déplacements linéaires ou en zigzag (esquive).

Une des évolutions majeures, le yi quan (ou yi chuan ou YQ, ou encore da cheng quan), signifiant « voie de l'harmonie du corps et de l'esprit », connaît en 2008 une notoriété certaine auprès des pratiquants d'arts martiaux (notamment français). Développé par Wang Xiang Zhai, le yi quan, tout en prolongeant le xingyi orthodoxe et sa recherche d'explosivité (fali en YQ), emprunte également des éléments techniques au taiji quan (absorption-rejet ou shili en YQ) et au bagua zhang (déplacement circulaire ou mocabu en YQ).

Quelques Grands Maîtres de Xing Yi Quan 

  • Su Dong Chen


    Maitre Su Dong Chen (蘇東成) en position de garde du Bagua Zhang.

    Maître SU Dong-Chen (蘇東成, SO To-Sei en japonais) né en 1953 à Taipei (Taiwan) de père Taïwanais et de mère Japonaise, il débute les Arts Martiaux très tôt.

    En 1968, il rentre à l'Académie d'Arts Martiaux, du très connu Maître Hung I-Hsiang 洪懿祥 (appelé aussi HUNG Y-Hsiang ou Hong Yixiang), voir film B.B.C. écrit et produit par Michael Croucher, ou le grand guide de Taiwan édition Gallimard 1993, Tang Shou Tao "la voie des mains de Tang" où étaient enseignés dans l'ordre, le Shaolin quan, le Xing Yi Quan , le Bagua Zhang et le TaiJi Quan. Là, il a droit à un régime un peu particulier. Il est incorporé dans le cours des étrangers composé de militaires américains dont un groupe de bérets verts. L'entraînement est quotidien de 18h à 22h et parfois le matin. Ce cours est surtout axé sur le combat. Les débuts sont durs, mais très vite le jeune Dong-Chen montre des capacités étonnantes.

    En 1969, à l'âge de 16 ans, malgré son jeune âge et grâce à une dérogation, il participe au tournoi d'arts martiaux open style de Taipei. Les autres combattants sont des adultes et certains de niveau national. Contre toute attente, Su Dong-Chen obtient la deuxième place.

    L'année suivante, à 17 ans, il obtient la première place. En 1971, 2ème place au tournoi d'arts martiaux chinois de Taiwan, en 1973 enfin, il obtient la première place à ce même tournoi ou participent aussi Hong Kong et l'Asie du Sud Est.

    En 1973 il part s'installer au Japon ou il se confrontera à de nombreux experts de différents arts martiaux, parfois durement mais avec succès, ce qui l'amène à remettre en question certaines pratiques du Kung-Fu traditionnel et donc de créer sa propre école.

    Il rencontre dans le cadre de ses recherches, pour ne citer que les plus connus au niveau mondial, de nombreux maîtres Japonais Chinois et Taïwanais tels que Masutatsu Ōyama (fondateur du Karaté Kyokushinkai), So Doshin (宗道臣, créateur du Shorinji Kempo), Imi Lichtenfeld (fondateur du Krav Maga), Chang Dong Sheng (常東昇, grand champion de lutte chinoise Shuai jiao) HE Fu-Chen et HSU Wen-Zhong (grands maîtres de Xing Yi Quan).

    Redoutable combattant Su Dong-Chen est aussi un fin technicien et surtout un chercheur qui consacre sa vie aux arts martiaux. Déjà, de 22 à 25 ans, il écrit deux livres sur la boxe chinoise, qui ont marqué les esprits des pratiquants japonais avec par exemple une étude sur les Kosahoo (méthodes de croisement).

    Après plusieurs séjours aux USA ou il a présenté sa méthode, il est de retour au Japon où il poursuit un important travail de recherche sur les arts martiaux avec les écoles Essence of Change et Essence of Evolution.

  • Hung I-Hsiang

Hung I-Hsiang (Wade-Giles), ou Hong Yixiang (Hanyu Pinyin) (洪懿祥, 1925-1993) était un très grand maître d'art martiaux chinois. Cet artiste martial Taïwanais était spécialisé dans les styles internes chinois de Xing Yi Quan, Bagua Zhang et TaiJi Quan. Quand il est décédé en Juin, 1993, le Président de Taiwan, Li Tenghui, a pleuré le décès d'un des trésors vivants de la Chine. Maître Hung est depuis devenu un enseignant d'arts martiaux très célèbre car un grand nombre de ses étudiants ont exporté son enseignement et propagé son influence à travers l'Asie, l'Europe, les États-Unis...

Hung I-Hsiang est né en 1925 à Taiwan. Il a étudié avec Chang Chung-Feng (張俊峰, Hanyu Pinyin: Zhang Junfeng) un maître d'arts internes Chinois du nord de la Chine. Chang a introduit c'est arts à Taiwan en 1948 quant il a déménagé suite à la prise de pouvoir par le partie Communiste du continent Chinois. Initialement, Chang a rencontré de la résistance des continentaux envers Taiwan qui s'opposaient à ce qu'il enseigne les secrets des arts martiaux interne à des Taïwanais tel que Hung.

Quant Chang commença à enseigner au nord de Taibei, son premier groupe d'étudiant incluait les trois frères Hung: Hung I-Hsiang, Hung I-Wen (洪懿文) and Hong I-Mien (洪懿棉). Il était dit que Hung I-Hsiang était le spécialiste du Xing Yi Quan (形意拳) et Hung I-Wen le spécialiste du TaiJi Quan (太极拳).

Après avoir étudié avec Chang pendant plusieurs années, Hung dirigea les cours pour Chang. Parce que les arts martiaux internes étaient alors très nouveaux à Taiwan, beaucoup de personnes curieuses voulaient venir pour tester les talents de Chang. Hung disait que Chang Chung-Feng l'a souvent envoyé pour montrer aux visiteurs ce qu'était les arts internes. Beaucoup d'artistes martial de Taiwan se souviennent de Hung comme d'une personne qui a participé à de nombreux combats, à la fois à l'intérieur et à l'extérieur des studios d'arts martiaux.

Dans le milieu des années 1960, Hung I- Hsiang a ouvert sa propre école sous le nom de Tang Shou Tao (唐手道).

Le programme d'entraînement en arts internes de Hung I-Hsiang comprenait le xingyiquan, baguazhang and Wu (Hao) style Taijiquan, Shaolin kung fu and Qigong. Il prétendait que les étudiants apprennent le kung fu de Shaolin quand ils étaient très jeunes, progressant vers le Xing Yi Quan pour apprendre comment développer la puissance (énergie) interne, puis évoluaient vers le Bagua Zhang et le TaiJi Quan pour comprendre comment affiner l'énergie. C'est également la séquence d'enseignement utilisé par le professeur de Hung, Chang Chun-Feng. Hung croyait que, en pratiquant les 5 éléments du Xing Yi Quan comme une introduction aux arts martiaux internes, l'étudiant peut comprendre de manière claire la façon dont le corps devrait être entraîné pour se mouvoir (se déplacer ou progresser) dans les styles internes. Si l'étudiant débute par le taijiquan, il lui est très difficile de développer et de comprendre l'énergie interne (puissance).


 

Mis à jour ( Mardi, 22 Septembre 2009 20:04 )